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Les échos du 29/04/10 inquiétante montée de la fraude dans l'entreprise
Détournement d'actifs, fraudes comptables …. Ce type de dérive a eu tendance à augmenter ces derniers mois. En cause la crise et ses conséquences : une pression de plus en plus forte, la crainte de ne pas atteindre les objectifs et la réduction des effectifs y compris dans le contrôle.
Une entreprise (+ 1000 salariés)sur deux est touchée par la fraude, 26% pour les entreprises de 200 à 1000 salariés et 15% pour les entreprises de moins de 200 sal.
Ces fraudes ont augmenté du fait de la crise, celle ci a augmenté la pression des managers les objectifs sont de plus en plus difficile à atteindre. De plus la réduction des effectifs a touché aussi le service du contrôle interne. La nouveauté c'est que cela touche le « middle management » sans doute pour maintenir leur niveau de vie. Les entreprises ont renforcé la lutte contre la fraude en montant des services « sûretés » ou en changeant leur organisation de façon à limiter les opportunités de fraude. Les entreprises renforcent leurs dispositifs, aujourd'hui une fraude sur deux est détectée par le contrôle interne (contre 35% en 2007).
Le « whistleblowing » l'alerte (ex Eiffage un N de téléphone vert qui se termine par 22 et se localise à Asnières. « le 22 à Asnières est resté muet à ce jour »
Le profil type du fraudeur : celui qui ne prend pas de vacances, qui reste tard le soir. En général il a une certaine ancienneté dans l'entreprise et son âge varie de 30 à 50 ans.
L'économie au risque du KO (les échos du 29/4 Vittori)
On craint une forte hausse des taux d'intérêt à LT qui viendrait dévaster des économies en plein effort de reconstruction. Les économistes parlent de krach obligataire (KO, chaos) Quand les marches sont secoués les investisseurs se ruent sur les obligations d'État c'est ce que l'on appelle le flight to quality, l'exode des capitaux vers des placements plus surs. Le KO ne se produit pas au cœur de la crise mais lorsque l'horizon se dégage. Le dernier KO date de 1994. L'équilibre va changer. L'offre va diminuer mais la demande va diminuer plus vite car les banques centrales ont annoncé la fin des mesures exceptionnelles. Les intérêts risquent de remonter. On aura un effet ciseau.
La crise n'a pas freiné le succès de l'épargne salariale (les échos du 27/04)
Près de 12 millions de français en bénéficient soit les ¾ des salariés du privé. Les mauvaises conditions économiques ont renforcé la volonté d'épargner tout en réduisant la participation versée. 230 000 entreprises disposeraient d'un PES fin 2009 soit 9% de plus qu'en 2008. La crise a incité les français à épargner mais elle a aussi fait chuter les montants distribués. La participation a reculée alors que l'intéressement est resté quasiment stable du fait du nouveau crédit d'impôt.
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