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Entretien en anglais

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Écrit par Laurence Monaco   

3 points clés pour réussir un entretien en anglais

http://emploi.sfr.fr/edito/article_emploi.jsp?id=1634&partenaire=sfr&sfrintid=HP_actu_MEA5_horizon
Vous êtes convoqué à un entretien pour un poste où il est demandé de parler anglais. Vous n'échapperez donc pas à une conversation dans la langue de Skakespeare. Mais pas de panique, voici 3 conseils pour bien vous préparer et assurer.

 Un bon niveau en anglais ne vous dispense pas de vous entraîner

Tenter de convaincre un recruteur est une épreuve souvent redoutée. Mais le faire dans la langue de Shakespeare peut carrément devenir déstabilisant sans un minimum de préparation. Or, « se préparer à un entretien en anglais nécessite du temps et de l'entraînement », selon Bruno Fadda, directeur des activités de recrutement permanent chez Robert Half International France.

Commencez par anticiper les sujets de conversation et les questions qui vont vous être posées, sachant qu'elles tourneront bien souvent autour des thématiques habituelles d'un entretien de recrutement (votre passé professionnel, vos compétences, vos motivations, etc.). « Cela va permettre de préparer vos réponses en anglais, et de réviser votre vocabulaire », précise Michel Dumont, cofondateur d'Euro Consulting Partner.

Une simulation complète avec une personne à l'aise avec l'anglais est ensuite préconisée. Exercez-vous par exemple avec un ami qui maîtrise bien cette langue, ou mieux encore, avec un Anglo-Saxon si vous en avez un sous la main.

« Cette répétition vous entraînera à répondre aux questions de base et vous permettra de compléter si besoin le vocabulaire spécifique à votre futur environnement professionnel », ajoute Bruno Fadda.

Sur du plus long terme, pensez à lire la presse anglophone pour engranger des expressions et du vocabulaire, écoutez les radios étrangères, les films et vos séries préférées en VO pour habituer votre oreille à l'accent. Et rien ne vaut bien sûr des séjours à l'étranger !

  Gare à l'effet de surprise !

Si certains recruteurs préviennent à l'avance les candidats sur le déroulement en anglais de l'entrevue (dans sa totalité ou en partie), d'autres, en revanche, font jouer l'effet de surprise. Quand ce genre de situation se produit, il est impératif de ne pas révéler votre malaise. « Il faut sourire et garder la même attitude, et surtout ne pas se mettre sur la défensive », conseille Michel Dumont.

Ne visez pas la perfection. Ce qui compte, c'est de comprendre et d'être compris. On ne vous demande pas non plus de vous tordre la bouche pour faire plus américain, ce qui sera souvent perçu comme grotesque.

En revanche, articulez, soyez clair, et n'hésitez pas à faire répéter votre interlocuteur si vous n'avez pas compris un mot, le sens d'une expression... Si vous êtes face à un Anglo-Saxon ou un recruteur étranger dont l'anglais n'est pas la langue maternelle, vous pouvez lui demander de parler plus lentement, en lui expliquant au préalable que vous n'êtes pas habitué à son accent, ce qu'il comprendra très bien.

Adaptez-vous aux différences culturelles des recruteurs anglo-saxons

Si vous briguez un poste à l'étranger, vous devez vous préparer à faire face à un recruteur d'un autre pays, ce qui sous-entend appréhender certaines différences culturelles. Il peut en effet y avoir un décalage dans l'approche de l'entretien. Un recruteur anglo-saxon sera moins directif, plus décontracté en apparence que son homologue français. Ceci dit, on peut vous tutoyer, vous taper sur l'épaule sans perdre de vue pour autant les enjeux du rendez-vous : trouver le candidat idéal !

Gardez à l'esprit qu'un recruteur anglo-saxon sera beaucoup moins pointilleux sur les fautes que vous commettrez, sur le choix d'un mot plutôt qu'un autre... « Il ne faut pas chercher la bonne phrase telle que vous l'avez apprise au lycée. Dans le business, on va à l'essentiel », insiste Michel Dumont. N'oubliez pas que l'anglais est une langue pragmatique, qui cherche le raccourci et la simplicité. À vous de vous adapter à ce schéma, en évitant par-dessus tout les traductions littérales ! « Les phrases alambiquées à la française, ça n'existe que dans Shakespeare, et c'était il y a très longtemps », sourit le spécialiste.

Oubliez aussi le réflexe très gaulois du « Il va se moquer de mon accent, pointer toutes mes erreurs ». « On ne vous jugera jamais là-dessus, et on ne vous reprendra jamais sur une faute, surtout avec un recruteur anglo-saxon », corrige Michel Dumont.

Olivier Pierson © Keljob - Décembre 2010

 
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