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Comment les recruteurs vous traquent sur le Web

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Écrit par Laurence Monaco   

Comment les recruteurs vous traquent sur le Web

http://emploi.sfr.fr/edito/article_emploi.jsp?id=1656
Évaluer un candidat en une heure est un exercice difficile. Alors pour confirmer leurs impressions ou en savoir plus sur vous, les recruteurs peuvent vous suivre à la trace sur Internet ! Découvrez quels sont les recruteurs qui mènent l'enquête sur le Web et comment ils procèdent.

L'arme préférée des recruteurs à la recherche d'informations sur un candidat ? Google bien sûr. Rien de plus simple en effet que de taper le nom d'une personne dans le célèbre moteur de recherches et de voir ce qui ressort. Car même si de votre côté vous n'avez jamais rien mis en ligne sur Internet, il est possible que vous apparaissiez sur le site de votre ancienne école, de votre entreprise actuelle, d'une association ou encore d'un club de sport dont vous faites partie... Et s'ils veulent en savoir encore plus, ils peuvent utiliser des sites comme 123people, dédié aux recherches sur les noms de personnes.

Les réseaux professionnels de type LinkedIn ou Viadeo sont également des outils de choix lors d'un recrutement. Seulement, explique Olivier Zara, expert du Web 2.0 et président d'Authentys, société de personal branding, « sur ces sites, les candidats mettent les informations auxquelles ils veulent que les gens aient accès. C'est un peu comme lire le commentaire de l'éditeur avant d'acheter un bouquin : on se doute bien qu'il n'expliquera pas que le livre ne vaut rien. » D'où le recours au « name googling » pour creuser davantage.

  Qui sont ceux qui vous googlisent ?

Pour l'instant, ce sont surtout les cabinets de recrutement qui prennent le temps de scruter les recoins de la Toile à la recherche d'informations, les recherches sur Internet étant très chronophages. Mais, selon Olivier Zara, « nous nous dirigeons vers une généralisation », et de plus en plus de recruteurs se convertissent aux enquêtes virtuelles. Bien sûr, des recherches ne sont pas effectuées pour tous les CV reçus, seuls ceux retenus en première sélection y ont généralement droit.

Mais à quoi servent les informations ainsi glanées ? Essentiellement à valider si ce qui se trouve sur le Net correspond bien à ce qui est dit sur votre CV. Mais aussi à mieux vous cerner, en collectant des informations qui ne figurent pas dans votre candidature. Enfin, à vérifier si rien de gênant ne ressort...

  Facebook or not Facebook ?

Et qu'en est-il de Facebook ? Presque tout le monde y figure,  les recruteurs doivent donc être tentés d'aller y faire un tour, ne serait-ce que par curiosité. Mais le réseau social pose problème à la profession. En effet, la loi est claire : les employeurs ne peuvent pas refuser une candidature à cause de détails personnels. Or, ce sont principalement des détails personnels qui sont en ligne sur Facebook... Nicole Laïk, DRH du groupe GFI Informatique, est catégorique : « nous nous devons de respecter la confidentialité des informations. Il existe d'ailleurs une charte dans ce sens. »

En théorie donc, rien à craindre de ce côté-là. Mais dans les faits, 14 % des recruteurs avouent avoir déjà rejeté un CV suite à la découverte d'informations privées qui les ont inquiétés. Car même en ne visitant pas directement Facebook, c'est bien souvent sur cette page que l'on tombe lorsqu'on tape un nom sur Google...

  Les cas où le Net vous nuit

« J'ai à l'esprit l'exemple de quelqu'un qui a failli ne pas être recruté parce qu'il postulait pour un emploi de chef de produit et que, d'après son profil Viadeo, il n'était que stagiaire, raconte Olivier Zara. Il ne l'avait simplement pas mis à jour. » Dans ce cas, le recruteur a pris la peine de vérifier l'information et d'en parler au candidat, mais tout le monde ne réagit pas de cette façon.

Autre exemple : cette étudiante californienne, recrutée par une grande entreprise américaine, qui s'est empressée de poster un tweet annonçant qu'elle allait désormais occuper un job qu'elle détesterait pour un très gros salaire et que la seule idée des trajets quotidiens l'agaçait d'avance... Résultat : le recruteur, un adepte de Tweeter, l'a licenciée le jour même de son embauche !

Mais si le Web peut vous desservir, sachez qu'une absence de la Toile est également risquée. « Certains recruteurs avouent que lorsqu'ils ne trouvent rien du tout sur un candidat en surfant sur le Net, le CV atterri directement dans la corbeille », prévient Olivier Zara. « À une époque, celui qui envoyait son CV par mail partait plus gagnant que celui qui l'envoyait encore en version papier, ajoute Isabelle Bernard, directrice du développement des ressources humaines chez SGS. On s'y dirige tout droit avec Internet : celui qui n'y figure pas attire moins l'attention. »

  Conclusion

Pensez à contrôler régulièrement ce que l'on trouve sur vous grâce à Google. Si vous n'avez pas toujours la possibilité de supprimer des éléments qui vous semblent dérangeants, vous serez au moins capable d'anticiper. Enfin, n'oubliez pas qu'il faut soigner sa réputation sur le web lorsqu'on est en recherche d'emploi mais aussi lorsqu'on est en poste !

Séverine Dégallaix © Keljob - Décembre 2010

 
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