Quelques définitions |
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| Écrit par Laurence Monaco | |
Quelques définitions liées à la sécurité informatiqueUn virus est un morceau de programme informatique malicieux conçu et écrit pour qu'il se reproduise. Cette capacité à se répliquer, peut toucher votre ordinateur, sans votre permission et sans que vous le sachiez. En termes plus techniques, le virus classique s'attachera à un de vos programmes exécutables et se copiera systématiquement sur tout autre exécutable que vous lancez. Il n'y a pas de génération spontanée de virus informatiques. Ils doivent avoir été écrits dans un but spécifique. A part se répliquer, le virus peut avoir ou non une action plus ou moins néfaste, allant de l'affichage d'un simple message à la destruction de toutes les données. Un Cheval de Troie est un programme simulant de faire quelque chose, mais faisant tout autre chose à la place. Leur nom vient du fameux Cheval de Troie de la Grèce antique, offert en cadeau, mais qui en fait avait pour but de causer la ruine et la destruction de la ville ayant reçu ce cheval en bois. Un Cheval de Troie sur un ordinateur est un programme exécutable indépendant, qui est présenté comme ayant une action précise. Néanmoins lorsque ce programme est lancé, il va par exemple formater le disque dur, voler les mots de passe ou envoyer des informations confidentielles au créateur via Internet. Un Ver est un programme indépendant, qui se copie d'ordinateur en ordinateur. La différence entre un ver et un virus est que le ver ne peut pas se greffer à un autre programme et donc l'infecter, il va simplement se copier via un réseau ou Internet, d'ordinateur en ordinateur. Ce type de réplication peut donc non seulement affecter un ordinateur, mais aussi dégrader les performances du réseau dans une entreprise. Comme un virus ce ver peut contenir une action nuisible du type destruction de données ou envoi d'informations confidentielles. On appelle hoax (en français canular) un courrier électronique propageant une fausse information et poussant le destinataire à diffuser la fausse nouvelle à tous ses proches ou collègues. Ainsi, de plus en plus de personnes font suivre (anglicisé en forwardent) des informations reçues par courriel sans vérifier la véracité des propos qui y sont contenus. Le but des hoax est simple : provoquer la satisfaction de son concepteur d'avoir berné un grand nombre de personnes Les conséquences de ces canulars sont multiples : L'engorgement des réseaux en provoquant une masse de données superflues circulant dans les infrastructures réseaux ; Une désinformation, c'est-à-dire faire admettre à de nombreuses personnes de faux concepts ou véhiculer de fausses rumeurs (on parle de légendes urbaines) ; L'encombrement des boîtes aux lettres électroniques déjà chargées ; La perte de temps, tant pour ceux qui lisent l'information, que pour ceux qui la relayent ; La dégradation de l'image d'une personne ou bien d'une entreprise ; L'incrédulité : à force de recevoir de fausses alertes les usagers du réseau risquent de ne plus croire aux vraies. Ainsi, il est essentiel de suivre certains principes avant de faire circuler une information sur Internet. Comment lutter contre la désinformation ? Afin de lutter efficacement contre la propagation de fausses informations par courrier électronique, il suffit de retenir un seul concept : Toute information reçue par courriel non accompagnée d'un lien hypertexte vers un site précisant sa véracité doit être considérée comme non valable ! Ainsi tout courrier contenant une information non accompagnée d'un pointeur vers un site d'information ne doit pas être transmis à d'autres personnes. Lorsque vous transmettez une information à des destinataires, cherchez un site prouvant votre propos. Comment vérifier s'il s'agit d'un canular ? Lorsque vous recevez un courriel insistant sur le fait qu'il est essentiel de propager l'information (et ne contenant pas de lien prouvant son intégrité), vous pouvez vérifier sur le site hoaxbuster (site en français) s'il s'agit effectivement d'un hoax (canular). Si l'information que vous avez reçue ne s'y trouve pas, recherchez l'information sur les principaux sites d'actualités ou bien par l'intermédiaire d'un moteur de recherche. Le terme « hacker » est souvent utilisé pour désigner un pirate informatique. Les victimes de piratage sur des réseaux informatiques aiment à penser qu'ils ont été attaqués par des pirates chevronnés ayant soigneusement étudié leur système et ayant développé des outils spécifiquement pour en exploiter les failles. Le terme hacker a eu plus d'une signification depuis son apparition à la fin des années 50. A l'origine ce nom désignait d'une façon méliorative les programmeurs émérites, puis il servit au cours des années 70 à décrire les révolutionnaires de l'informatique, qui pour la plupart sont devenus les fondateurs des plus grandes entreprises informatiques. C'est au cours des années 80 que ce mot a été utilisé pour catégoriser les personnes impliquées dans le piratage de jeux vidéos, en désamorçant les protections de ces derniers, puis en en revendant des copies. Aujourd'hui ce mot est souvent utilisé à tort pour désigner les personnes s'introduisant dans les systèmes informatiques Test d'Intrusion Externe Test d''intrusion visant à mettre en évidence les failles de sécurité qu'un pirate pourrait exploiter pour s'infiltrer dans votre réseau. Test d'Intrusion Interne Test d''intrusion visant à mettre en évidence les failles de sécurité qu'un collaborateur ou un concurrent mal intentionné pourrait exploiter. Test d'intrusion d'application Test d''intrusions visant à mettre en évidence les failles de sécurité qu'un extranet, une application online ou un portail web recèle. Un audit de sécurité (en anglais security audit) consiste à s'appuyer sur un tiers de confiance (généralement une société spécialisée en sécurité informatique) afin de valider les moyens de protection mis en oeuvre, au regard de la politique de sécurité. L'objectif de l'audit est ainsi de vérifier que chaque règle de la politique de sécurité est correctement appliquée et que l'ensemble des dispositions prises forme un tout cohérent. Un audit de sécurité permet de s'assurer que l'ensemble des dispositions prises par l'entreprise sont réputées sûres. Un pare-feu (appelé aussi coupe-feu, garde-barrière ou firewall en anglais), est un système permettant de protéger un ordinateur ou un réseau d'ordinateurs des intrusions provenant d'un réseau tiers (notamment internet). Le pare-feu est un système permettant de filtrer les paquets de données échangés avec le réseau, il s'agit ainsi d'une passerelle filtrante comportant au minimum les interfaces réseau suivante : une interface pour le réseau à protéger (réseau interne) ; une interface pour le réseau externe. Qu'est-ce que le spam ? Le spamming, c'est le bombardement intempestif des boîtes aux lettres électroniques, des newsgroups, des télécopieurs, des boîtes vocales et des mobiles par des messages de toute sorte, publicitaires ou non. Plus précisément pour le courriel, sont notamment considérés comme étant des actes de spamming : écrire à un inconnu pour lui demander de venir visiter un site, inclure un individu dans une liste de diffusion sans son consentement diffuser sur un forum de discussion des messages sans rapport avec le thème de ce dernier. Les différents synonymes (essentiellement d'origine québécoise) du spamming ou spam sont courrier-rebut, courrier indésirable, pourriel ou polluriel. La sécurité informatique vise généralement cinq principaux objectifs : L'intégrité, c'est-à-dire garantir que les données sont bien celles que l'on croit être ; La confidentialité, consistant à assurer que seules les personnes autorisées aient accès aux ressources échangées ; La disponibilité, permettant de maintenir le bon fonctionnement du système d'information ; La non répudiation, permettant de garantir qu'une transaction ne peut être niée ; L'authentification, consistant à assurer que seules les personnes autorisées aient accès aux ressources. La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) a été instituée par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés qui la qualifie d'autorité administrative indépendante. Missions Face aux dangers que l'informatique peut faire peser sur les libertés, la CNIL a pour mission essentielle de protéger la vie privée et les libertés individuelles ou publiques. Elle est chargée de veiller au respect de la loi "Informatique et Libertés" qui lui confie 5 missions principales : Informer La CNIL informe les personnes de leurs droits et obligations, et propose au gouvernement les mesures législatives ou réglementaires de nature à adapter la protection des libertés et de la vie privée à l'évolution des techniques. L'avis de la CNIL doit d'ailleurs être sollicité avant toute transmission au Parlement d'un projet de loi créant un traitement automatisé de données nominatives. Garantir le droit d'accès. La CNIL veille à ce que les modalités de mise en oeuvre du droit d'accès aux données contenues dans les traitements n'entravent pas le libre exercice de ce droit. Elle exerce, pour le compte des citoyens qui le souhaitent, l'accès aux fichiers intéressant la sûreté de l'État, la défense et la sécurité publique, notamment ceux des Renseignements généraux. Recenser les fichiers. Les traitements de données à "risques" sont soumis à autorisation de la CNIL. Elle donne un avis sur les traitements publics utilisant le numéro national d'identification des personnes. Elle reçoit les déclarations des autres traitements. Le non-respect de ces formalités par les responsables de fichiers est passible de sanctions administratives ou pénales. La CNIL tient à la disposition du public le "fichier des fichiers", c'est-à-dire la liste des traitements déclarés et leurs principales caractéristiques. Contrôler La CNIL vérifie que la loi est respectée en contrôlant les applications informatiques. La Commission use de ses pouvoirs de vérification et d'investigation pour instruire les plaintes, pour disposer d'une meilleure connaissance de certains fichiers, pour mieux apprécier les conséquences du recours à l'informatique dans certains secteurs, pour assurer un suivi de ses délibérations. La CNIL surveille par ailleurs la sécurité des systèmes d'information en s'assurant que toutes les précautions sont prises pour empêcher que les données ne soient déformées ou communiquées à des personnes non-autorisées. Sanctionner La CNIL peut prononcer diverses sanctions graduées : avertissement, mise en demeure, sanctions pécuniaires pouvant atteindre 300 000 €, injonction de cesser le traitement. Enfin, le Président peut demander par référé à la juridiction compétente d'ordonner toute mesure de sécurité nécessaire. Il peut, au nom de la Commission, dénoncer au Procureur de la République les violations de la loi. Réglementer La CNIL établit des normes simplifiées, afin que les traitements les plus courants et les moins dangereux pour les libertés fassent l'objet de formalités allégées. Elle peut aussi décider de dispenser de toute déclaration des catégories de traitement sans risques.
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| Dernière mise à jour : ( 29-03-2010 ) |
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